Du napo dans l'air
DONNERWETTER ! FALLAIT OSER
| Les Prussiens de Ziethen face aux lanciers rouges à Vauchamps |
Et pourtant, ça s'est apparemment produit au moins une fois : le 14 février 1814 lorsque les fantassins prussiens de Ziethen s'en sont pris à deux escadrons de lanciers polonais de la Garde à Vauchamps, avant d'être il est vrai dispersés par les même lanciers.
Cette illustration vient d'être reprise sur la page Facebook de l'Associació napoleònica wargames, un groupe de joueurs catalans.
Chaque fois que je la vois, elle me laisse baba. Parce que, sauf si l'auteur de l'image en question (Knötel) a un peu trop abusé du schnaps, fallait oser quand même.
Dans la même veine et toujours à Vauchamps, une autre illustration du même peintre représente la manière dont le 2e régiment de Prusse occidentale qui faisait partie de la brigade Jagow, division Pirch 1er, s'est frayé un passage à travers les cuirassiers de Grouchy.
Si quelqu'un peux me dire où dénicher un récit décrivant ces deux actions, il recevra la médaille du Grand Ordre du Fer à Cheval en bronze doré, gravée à ses initiales, avec palmes en pâte à modeler et grand cordon en carton ondulé. Une distinction rarissime.
PENTHIEVRE, PAS A PAS
| Une chaloupe canonnière, sans ses voiles |
J'ai commencé à creuser les ouvertures par lesquelles passaient les canons du fort de Penthièvre en 1795. Cela, tout en respectant la forme qu'avaient les parapets derrrière lesquels les batteries s'abritaient.
Je recouvrirai ensuite ces talus d'un enduit ou de quelque chose dans le genre afin de leur donner une allure plus naturelle et gommer les défauts du découpage au cutter.
Il me faut également réfléchir à la réalisation de la pente inclinée d'Ouest en Est au sommet de laquelle se trouvait le fort.
Inégale selon les secteurs, elle est très prononcée sur le côté nord du fort.
Les falaises situées à l'ouest viendront ensuite.
Au total, la maquette (dont on ne voit qu'une petit partie sur la photo et qu'il me faudra aussi peindre et recouvrir de flocage, bien sûr) mesurera au moins 2,50 m de large, sur 2 m de profondeur. Voire plus.
A vue d'oeil, et là aussi il faut que j'y réfléchisse, elle devrait avoir à son niveau le plus élevé une hauteur de 20 à 30 cm.
Enfin, j'aimerais bien l'adjoindre de bouts de mer. Histoire de représenter certaines des chaloupes canonnières que les Anglais avaient déployées le long de la côte pour retarder l'avance des colonnes républicaines parties à l'assaut du fort.
Bref, c'est un boulot de longue haleine. Mais le JJ wargameur est un animal à sang froid.
TU VEUX UN BON PLAN ? EN V'LA UN !
| Tout y est ! Raaah lovely ! |
Avec le fougueux général Charles de Tapedansletas, on est allés rencontrer cet après-midi à Saint-Pierre-de-Quiberon un ancien attaché militaire d'ambassade spécialisé dans l'histoire du fort de Penthièvre. Celui-ci nous a fourni la copie de plans conservés au Service historique de la Défense, au château de Vincennes.
Ces documents vont être très précieux pour réaliser la maquette de l'ex-fort Sans-Culotte.
Certains d'entre eux sont de très instructives coupes de profil.
Nous avons également découvert un plan représentant le fort en 1795, année du débarquement des émigrés !
On y indique l'emplacement d'une batterie d'artillerie installée par ces derniers pour interdire l'accès de troupes venant du continent.
Le plan signale également l'endroit où un mur destiné à prolonger une redoute a été édifié en pierres sèches par les royalistes, tout comme le tracé des retranchements qu'ils ont creusés au nord du fort.
Autre indication très importante : le document révèle les deux endroits par lesquels les républicains sont passés pour escalader les rochers donnant sur la partie ouest du fort.
Bref, tout y est ! Y compris le plan de la palissade en rondins qui entourait le camp retranché ; les passages aménagés dans cette palissade afin de permettre jadis aux gendarmes de contrôler l'identité des personnes sortant et entrant dans la presqu'île; ou encore l'emplacement de l'ancien garde corps transformé en poudrière (ce bâtiment existe toujours. Nous l'avons pris en photo).
Une mine d'or . Sans parler des détails que nous avons obtenus. Tels ceux qui concernent les parapets maçonnés et recouverts de terre derrière lesquels les canons du fort s'abritaient afin d'amortir le choc des boulets ennemis tirés contre ce qui constituait en fait en 1795 plus une vaste plateforme de tir qu'un fort au sein classique du terme.
Bon ben JJ, maintenant... y a plus qu'à. La colle, le polistirene et le cutter t'attendent.
SAIGNANTE, LA PIZZA, SVP
| Les hexagones sentaient la poudre et le gorgonzola |
Les amateurs de raviolis, qui avaient eu l'outrecuidance de venir conter fleurette aux soldats d'Augereau, Serrurier et Masséna, se sont enfilés en bon ordre sur les baïonnettes émoussées des soldats franchouillards au cours d'une baston homérique livrée aujourd'hui sur les hexagones de la règle "Le p'tit tondu".
L'arbitre de la rencontre, l'impitoyable très méticuleux maréchal Florent de Mefaispasch-Oujtencolleune (une vieille famille de galonnés d'Ille-et-Vilaine) nous présentera d'ici peu la comptabilité mortifère de cette empoignade qui a duré toute une journée.
Mais d'ores et déjà, ça pavoise dans les chambrées napoléoniennes. Car la récolte d'oreilles de biffins transalpins a été bonne.
Allez ! Chianti pour tout le monde ! Hi, hi, hi.
BLEUSAILLE DE BLEUS
| V'là les zindividus, tout frais sortis de leur boîte. |
Pas loin de 70 républicains en plastique de Victrix vont bientôt venir grossir l'armée de Hoche dans le cadre du projet Quiberon 1795.
Cela, entre autres pérégrinations figurinesques parmi lesquelles on trouve une méga baston western qui se profile pour la fin octobre à Vannes avec les perfides et très retors membres du réseau "An Argader".
Yiiiiaaaahhhh !









