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Du napo dans l'air

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UNE GUIGNE ROYALE

Le 21/09/2018

Le régiment, pour le moment à 400 hommes. Ca va augmenter.
Le régiment, pour le moment à 400 hommes. Ca va augmenter. 

Petit à petit, l’émigré fait son nid.

Mon premier régiment royaliste de « Quiberon 1795 » commence à prendre tournure.

Il s’agit du régiment Hector ou Marine Royale que je limite pour le moment à 400 hommes, mais que j'étofferai sans doute.

Le régiment a été créé par le comte Charles Jean d'Hector, un chef d'escadre qui commandait le port de Brest lorsque la Révolution française a éclaté.

Cet officier de 69 ans, un âge déjà avancé pour l’époque, émigre en 1791 (l’année de la fuite de Louis XVI et de son arrestation à Varennes) pour rejoindre l’armée de Condé.

En 1794, il s’est réfugié en Angleterre lorsqu’il constitue un régiment. Celui-ci comprend 600 hommes. Il est exclusivement composé d’anciens officiers de marine.

Quand l’expédition de Quiberon est organisée en 1795, les intrigues de Puisaye – qui s’est institué chef de la chouannerie bretonne – ne permettent pas au comte d’Hector d’accompagner son régiment au combat. C'est du moins ce qu'affirme depuis avec ténacité le marquis de Wikipedia.

L’effectif de l’unité passe alors à 700 hommes après que le régiment ait intégré des prisonniers bretons et toulonnais.

Engagé dans la première vague des troupes royalistes débarquées à Quiberon, le régiment Hector se bat bravement. Mais il se fait sérieusement étriller. Au point de voir ses effectifs fondre comme neige au soleil et passer à 300 hommes.

Après la contre-attaque désastreuse lancée par les royalistes au sud du fort de Penthièvre, baptisé « fort Sans-Culotte » par les républicains, le régiment se retrouve acculé à l’extrémité de la presqu’île de Quiberon et va quasiment être réduit à néant.

Une soixantaine de ses soldats, faits prisonniers par les troupes de Hoche, seront fusillés à Vannes, Auray et Quiberon.Parmi eux, figure leur commandant, le comte de Soulanges, qui est passé par les armes le 31 juillet 1795 à Vannes.

Deux militaires du régiment d'Hector seulement réussissent à s’échapper.

L’un d’eux est Hugues Duroy de Chaumareys. Un marin qui va acquérir plus tard une renommée dont il se serait bien passé.
Ce capitaine de frégate a en effet commandé le vaisseau La Méduse. Celui qui a fait naufrage en 1816 au large des côtes africaines et qu'un tableau de Géricault a rendu célèbre. 
Le capitaine, jugé coupable de l'échouage et de l'abandon du navire, sera privé de ses décorations, rayé du corps des officiers de Marine et il fera trois ans de prison. 

Y a pas à dire.  Il y a vraiment des gens qui n’ont pas de bol.

 

 

QUIBERON, SES PLAGES, SON SOLEIL, SES COUPS DE FOURCHE

Le 19/09/2018

Mes chouans, gaulois et réfractaires. Fourche, faux, fusil... Tout est bon pour discuter gentiment. Un bout de papier à peindre, et le chapeau s'élargit.

Mes chouans, gaulois et réfractaires.
Mes chouans, gaulois et réfractaires. 

Le projet Quiberon 1795 en est encore à ses balbutiements. Mais il y a déjà de quoi peindre.

En plus du premier régiment royaliste que je vais m’enquiller, j’ai reçu de Trent Miniatures tout une série de chouans/vendéens dont certains seront bidouillés pour adopter une allure plus bretonne.

Cette opération de chirurgie esthético-vestimentaire passera notamment par des falzars bouffants (on appelle ça le « bragou braz ») ainsi que par des chapeaux très larges.

La troupe sera complétée par des généraux « vendéens » qui seront, pour l’occasion, naturalisés morbihannais. Non mais !

Ces insurgés rejoindront un de ces quatre les figs du général chouan Charles Rohu de Frappequncoup, commandant de la légion de Vannes, qui en a déjà peint une douzaine.

Ce qui, à raison d’une figurines pour 40 bonzommes,  devrait nous faire pour le moment l’équivalent de 1 600 chouans (ils étaient environ 15 000 à Quiberon, si mes lectures sont bonnes).

Détail intéressant, parmi ces gaillards au chapeau rond et au crâne dur, on trouve une femme armée d’une fourche ainsi qu'un curé.
Ce dernier est équipé d’un fusil destiné à décaniller les républicains et d’un crucifix fort utile pour veiller au salut de leur âme noire. Une fois, cela va sans dire, que l’on s’est bien assuré qu’ils ont la couenne trouée de  de part en part.
Bédame ! Le paradis, ça se mérite.

 

CA PASSE PAS...MAIS CA CASSE

Le 18/09/2018

Au coeur de la baston. Ca tapait dur. Belges et Hollandais s'en vont au turbin Wellington et son état-major, dispersés façon puzzle par un boulet

Au coeur de la baston. Ca tapait dur.
Au coeur de la baston. Ca tapait dur. 
Hildepute, damned, gasp und palsembleu ! L'ultime baston de notre campagne 1815 a tenu ses promesses. Le plomb a coulé à flots et les gnons ont plu comme à Gravelotte.... Euuuh, non pardon, je m'égare, comme à Waterloo.
Quatre corps d'armée s'y disputaient un village, un pont et un bois.
Est alors arrivé ce qui devait se passer : après moult affrontements, l'affaire s'est soldée par un match nul. Aucun des belligérants ne parvenant à conquérir au moins deux objectifs sur trois. Fainéants, va ! 
Au passage, une floppée de galonnés n'en a pas moins passé l'arme à gauche.
A commencer par ce gros benet de Wellington qui, pour s'être trop approché d'une unité qu'il commandait (et qui était sous le feu d'une batterie ennemie) s'est mangé chaud un boulet franchouillard. Ca change de la panse de brebis farcie à la confiture de cerise, hein, mon pote ?
Toujours au passage, on en a profité pour réviser quelques points de règle : comme la charge que l'on peut arrêter en dégradant sa formation d'un cran seulement (donc en devenant "désuni") .
C'est écrit en petit comme dans les contrats que vous tendent les agents immobiliers, mais c'est écrit quand même. 
Cela étant, comme on est retors, on en a aussi profité tous les deux pour ignorer quelques autres points de règle.
Par exemple, un tir de canon se calcule toujours "au plus près" - c'est à dire en visant la figurine adverse la plus proche dans une cible -  et pas selon la trajectoire qui nous arrange. Pour la simple raison qu'en 1815, on n'avait pas encore inventé l'hélicoptère. 
Quant à une charge, elle doit systématiquement viser le milieu de la cible adverse, pas le côté. Là aussi, c'est dans la sainte Bible napocastagneuse. Sinon, à quoi ça sert que les auteurs de la règle y se décarcassent ? 
A savoir pour les prochaines bastons, gros malins que l'on est.
Mais jetons un voile pudique sur ces coquecigrues et retenons que la lutte fut âpre.
Celle-ci nous a également amenés à peaufiner un point de règlement dans le déroulement d'une campagne sur carte : la nécessité de réserver un carré de  no man's land d'au moins 50 centimètres de profondeur quand deux corps d'armée arrivent en renfort à partir du 6e tour de jeu et déboulent sur deux côtés adjacents d'un décor.
Sinon, c'est le souk, la rumba et le puzzle indépuzzlelable.
Au final, comme le résultat de la campagne ne tenait plus qu'à un point, on a convenu que la victoire globale revenait au maréchal Philippe de Tapedur et à ses Français. Faut pas être chien, comme dirait un Chinois en suçotant l'os à moelle du Chihuahua aux airelles qu'il vient de se boulotter.


 

 

CASTAGNE BRETONNE

Le 16/09/2018

Les Français et leurs renforts Les lieux du drame, avant que le plomb coule. Les anglo-belgo-hanovrio -nassavo-brunswicko alliés. Drôles de cocos. Un document ultra secret : la carte des mouvements.

Les Français et leurs renforts
Les Français et leurs renforts 
Y a des chances pour que ça cartonne méchamment.
Ce qui s'annonce vraisemblablement la dernière baston de la campagne napo 1815 effectuée par votre serviteur et l'odieux général Philippe de Tapeladedans va avoir lieu pas plus tard que demain dans mon antre morbihannais.
Face à face, on retrouvera des franchouillards ainsi que des buveurs de bière tiède - c'est à dire des Anglais - mâtinés de Belges, de Hollandais, de Brunswickois, de Hanovriens et de troupes de Nassau.
Comme d'hab, les deux corps d'armée qui se rencontrent sur la même case de la carte en découdront pendant les 6 premiers tours de jeu. Puis ils recevront pour 6 autres tours le renforts d'autres corps stationnés sur les cases adjacentes. Ca va faire du monde dans la taule, comme disait Mme Odette, en accueillant quelques centaines de prélats un soir de clôture de synode.
Détail cocasse : les troupes qui s'affronteront seront diminuées des pertes subies lors des précédentes batailles. Je connais des bataillons qui vont y réfléchir à deux fois avant d'aller au charbon.


 

 

QUIBERON, TERRE DE GNONS

Le 05/09/2018

Des gars du régiment d'Hector, bidouillés et en cours de peintouillage Les troupes royalistes de Quiberon Des Anglais "américains" de Perry feront aussi l'affaire

Des gars du régiment d'Hector, bidouillés et en cours de peintouillage
Des gars du régiment d'Hector, bidouillés et en cours de peintouillage 

Quand il ne passe pas son temps dans le bistrot qu'il vient de conquérir aux Quatre Bras, Charles, le néo-Vannetais, a eu l’idée de reconstituer avec des figs de 28 mm le débarquement de Quiberon effectué par les émigrés royalistes en juillet 1795 avec l’aide des chouans.

Ca tombe bien, comme je suis aussi frappé que lui, j’ai le même projet.

Reste à trouver les figurines. Car Alain Touller, le dernier graveur qui réalisait des chouans est malheureusement décédé.

En farfouillant sur Internet, Charles a constaté que des figurines de civils de Wargame Foundry pouvaient faire l’affaire. Ce qui est intéressant, même si cette marque vend désormais ses produits au prix de l'or et du platine.
Et moi je pense qu’avec un peu de Milliput et de débrouille on peut aussi les équiper des chapeaux et des pantalons caractéristiques de leur état de paysans bretons.

Quant aux régiments d’émigrés, le problème n’est pas non plus insoluble.

 Pour certains d’entre eux (Loyal Emigrant, d’Hervilly, Royal Louis, Royal Artillerie) on doit pouvoir trouver son bonheur dans les boites d’Anglais de la guerre d’indépendance que produit Perry. En les peignant autrement, voilà tout.

Le régiment du Dresnay ou de Léon sera un peu plus complexe en raison du casque à chenille qui équipait ses soldats.
Comme le dirait un commissaire de la République, il va donc falloir s'empresse de couper des têtes (de dragons légers anglais par exemple) et les recoller sur des corps de figurines. On verra ce que cela donne.

En bidouillant un peu des vieilles figs de Wargame Foundry, que je possède à foison dans des fonds de tiroir, j’ai enfin trouvé le moyen de réaliser des soldats du régiment d'Hector (Marine Royale) dont le couvre-chef est également particulier.

Il a suffi de placer une coupole en papier autour d’un shako de fantassin anglais de la guerre d’indépendance et de la courber un peu.

Les manches et la poitrine ont par ailleurs été grattées au cutter. Un coup de peinture, et ça le fait ma foi. 

 Elle est pas belle, la vie de wargameur ?

 

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